Partie 1 : La gastronomie française mondialement reconnu et son insertion en Chine

Introduction de la partie 1 :


La cuisine française tient sa diversité à son origine régionale,  chaque région possède ses plats spécifiques, et est influencée par son emplacement, ainsi dans le nord-ouest de la France situé au littoral, on  retrouve des plats cuisiné avec des produits en provenance de la mer (bars, lottes, homards, moules, huîtres) alors que dans l’est les plats sont en grande majorité à bases de viandes, (porcs, gibiers). Selon les régions et l’agriculture locale, les ingrédients sont donc différents.

Avant la révolution française (1789), la cuisine française était décorée et fortement assaisonnée mais elle s’est modifiée, raffinée, on a réduit les épices et développé l’utilisation d’herbes aromatiques, c’est à partir du XXème siècle qu’elle devient une référence moderne en matière de haute cuisine. La cuisine devient une science, un art vivant qui n’est donc plus seulement gustatif mais aussi esthétique.
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Plan

Partie 1 - a : Une reconnaissance mondiale
Dans un premier temps nous allons voir dans quelle mesure la cuisine française a-t-elle réussie à se faire une reconnaissance mondiale. 

Partie 1 - b : Une cuisine qui s'exporte ...
Dans cette deuxième partie nous allons étudier comment la gastronomie française a-t-elle pu s'exporter et affirmer sa présence.

Partie 1 - c : ... et qui arrive en Chine
En dernier lieu nous allons expliquer comment la france a réussi son insertion en chine, et particulièrement dans la ville de Shanghai. 

a) reconnaissance mondiale



Le premier cuisinier à avoir fait connaitre internationalement la cuisine française est Georges Auguste Escoffier (1846-1935), il est surnommé « le roi des cuisiniers » et « le cuisinier des rois ». Il cherche à développer le tourisme en France en s’aidant de la gastronomie et pour cela il crée donc les menus des « Diners d’Epicure »  qui sont dégustés par plus de 10 000 personnes dans différentes villes, au même moment, durant juin 1914 dans le but d’affirmer « la suprématie de la cuisine française ». Mais après la cuisine lourde et conséquente d'Escoffier, la gastronomie française cherche à mettre en avant le produit, à faire voyager les saveurs et cuisiner dans le ton de la légèreté.


Aujourd’hui la France possède de nombreux et talentueux chefs cuisiniers, comme Paul Bocuse,
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désigné comme « cuisinier du siècle » ou « pape de la cuisine » en 1989, il possède  les trois étoiles du Guide Michelin (un annuaire/guide gastronomique où les restaurants sont évalués sur les critères suivants ; la nourriture, le vin, le service, la décoration/l’ambiance et le rapport qualité/prix), son restaurant situé non loin de Lyon a été classé « 1er restaurant du monde » par « the Roch and Famous World’s Best » pour l’année 1989.

Alain Ducasse  est le premier à avoir cumulé six étoiles au guide michelin, et il en reçut bien plus tout au long de sa carrière.
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Il exporta sa cuisine dans le monde entier, en  Italie, au Liban, au Japon, il ouvrit également un restaurant à New York qui obtiendra  cinq étoiles au guide Mobil ainsi qu’un autre restaurant gastronomique à Londres qui lui décrochera deux étoiles au Michelin Great Britain 2009.

Anne-Sophie PIC
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fut la première femme à être élue « chef de l’année » en 2007 par le guide Michelin, mais elle reçut aussi le prix de la « Meilleure femme chef du monde » en 2011.

Daniel Boulud 
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un autre chef possédant des dizaines d’établissements à travers le monde, notamment à New-York, Pékin, Singapour ainsi qu’à Londres. Il mise sur la qualité des produits français et la french-touch et est récompensé par le guide Michelin par trois étoiles pour son restaurant à New-York.

Ces grands chefs ont permis à la France de développer l’art culinaire français et donc offrir la  formation en restauration la plus prestigieuse du monde. Comme l’Institut Paul Bocuse, dont il est le président d’honneur. Son institut forme aux métiers de l’hôtellerie, de la restauration et des arts culinaires. Ou encore, L’Ecole Supérieure de Cuisine Française (ESCF) Grégoire Ferrandi, formant au métier de cuisinier, pâtissier, manager de restaurant ainsi qu’au métier de l’art de table et du service. Chaque année, des milliers d’étudiants en restauration habitant à l’étranger décident de venir dans ces établissements français et d’y faire leur cursus. L’enseignement est divisé en plusieurs formations, il est donc possible d’intégrer la filière qui nous convient exactement. Il existe des formations restauration commerciale proposant une cuisine de qualité et enseignant la gestion des coûts, il existe aussi une formation cuisine restauration collective proposant une approche nutritive de la cuisine et reposant aussi sur des notions de management et de gestion.

De plus, d’après un sondage réalisé sur internet, comptant 10 501 votants la cuisine française serait la troisième cuisine la plus apprécie en Europe. Enfin le 16 novembre 2010, la gastronomie française a été inscrite au patrimoine immatériel de l’humanité de L’UNESCO. Les patrimoines culturels faisant parti de ce regroupement, sont inscrits dans le but d’être préservés à jamais. Cela signifie qu’outre le besoin de se nourrir la cuisine française est comptée comme un art convivial et culturel, incluant des rites sociaux. Cela permet à la France de valoriser sa cuisine à l’échelle mondiale et faire la promotion de son patrimoine. Aujourd’hui elle est présente à l’étranger et y évoque une cuisine de qualité, de raffinement et ayant un savoir-faire unique

b) Une gastronomie qui s’exporte …

Aujourd’hui il est possible de trouver des restaurants français sur tous les continents,
On dénombre déjà  77 restaurants français rien qu’à Los Angeles, on en compte autant dans le reste des grandes villes mondiales. La cuisine française s’est implantée là-bas avec l’aide des chefs français s’exportant à l’étranger et ouvrant des restaurants de hautes gastronomie. Son implantation peut aussi s’observer  en Grande-Bretagne (le Gavroche restaurant), à Monaco (restaurant Louis XV), en Italie, sur L’ile Maurice… Mais également en Asie, qui est un continent où la gastronomie française est appréciée, ainsi au Japon on compte plus de 5 000 restaurants français. Elle est aussi présente en Chine, à Hong Kong mais aussi à Singapour.
A Buenos Aires, le restaurant de « l’Alvear Palace » dirigé par Jean Paul Bondoux (cuisinier français) a été honoré du Mérite agricole par la France pour sa participation au rayonnement de la gastronomie française à l’étranger. La cuisine française est une référence vivante dans un grand nombre de pays (surtout les pays en voie de développement, comme la Chine ou le Brésil).
L’exportation de restaurants français permet à la France d’être connue et reconnue, elle impose son art culinaire avec succès et transmet son savoir.
Il est donc possible de faire des stages d’apprentissage culinaire « à la française » ou même d’accéder à des écoles de restauration et hôtellerie françaises à l’étranger, comme à New York ou en Californie (French Cooking Institute), l’école Bocuse à Shanghai ou encore à Londres et Madrid (« Le Cordon Bleu »)

Mais la France n’exporte pas seulement son savoir-faire et son enseignement, elle possède une très large palette de différents produits qu’elle exporte, notamment des produits haut de gamme faisant parti entièrement parti de sa gastronomie, comme le vin, le fromage, le champagne les croissants, le chocolat, la charcuterie, le beurre, les escargots, le foie gras, etc...
Les aliments emblématiques du patrimoine français s’exportent  alors sur tous les continents (Allemagne, Belgique, Italie, Etats-Unis, Algérie, Japon etc…)
De plus pour favoriser et dynamiser la vente des produits français, des entreprises de marketing, comme Sopexa interviennent auprès des entreprises alimentaires françaises pour leur offrir des conseils en marketing et communication afin de  mettre en place des stratégies publicitaires et donc d’accentuer les exportation et de faire rayonner l’image des produit français à l’étranger.

De plus grâce à l’exportation de céréales, de boissons et de produits de terroirs (vins, fromages) le secteur agroalimentaire est un secteur dynamique atteignant une recette 11,6 milliards d’euros en 2011, c’est un record et aussi le deuxième secteur exportant le plus, après l’aéronautique. Mais malgré ce dynamisme la France étant toujours en déficit commercial, le 16 février 2011, Pierre Lellouche (le secrétaire d’Etat chargé du Commerce Extérieur) annonce un programme encourageant la gastronomie française et les produits de l’industrie agroalimentaire à s’exporter davantage. Le plan baptisé « So French, So Good »  est réalisé dans l’optique de valoriser l’origine française des produits exportés à l’étranger.


Afin de donner envie de la France et de marqué clairement l’appartenance des produits au réseau de qualité français. Ce plan de communication est mis en place dans 12 pays (Russie, Chine, Brésil, Emirats Arabes, Italie, Japon, Suède, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Belgique, Allemagne et Espagne). La France est donc déterminée à exporter sa gastronomie sur tous les continents et à lui garantir une image brillante. De plus elle s’impose aussi sur le marché grâce à son industrie agroalimentaire et fait ainsi marcher l’économie du pays.

c) … et arrive à Shanghai

En s’ouvrant au monde, la cuisine française s’est aussi ouverte à la Chine, particulièrement à Shanghai.
Néanmoins l’insertion de la gastronomie française aurait pu ne pas être un succès comptenu des nombreuses différences entre la cuisine chinoise et française.
La chine peut être considéré comme la civilisation du riz et possèdent de nombreux plats végétariens (tofu remplaçant la viande), aux saveurs amer et acide. Alors qu’en France les plats sont plus élaboré à base de viande de porcs ou de gibiers, et la saveur salé est à l’honneur. Même les ustensiles pour manger ne sont pas les mêmes et les modes de cuisson (sautés bouillis / poêlé, rôtis, fricassé) diffèrent également.
De plus les condiments sont considérés dans la cuisine chinoise comme ce qui donne le goût au plat, les produits de base apportent simplement la texture et les assaisonnements la saveur alors qu'en France on donne plus d'importance au goût des produits de base, les condiments ne sont là que pour les mettrent en valeur, il arrive alors qu'on serve un plat sans condiment, ce qui serait impossible dans la cuisine chinoise. Prenons la viande exemple, le filet de boeuf (produit de base) peut être servit sans condiment, juste assaisoné avec une sauce.
Cependant les deux cuisines se ressemblent tout de même de part leur grande diversité. On compte plus de huit familles de cuisines en Chine (il en existe 16 autres mais elles sont moins affirmées), il est donc difficile de faire des généralités, mais la diversité existante dans les deux cuisines peuvent être comparables. 
Mais la cuisine chinosie a aussi été influencé par des principes de medecine,  il convient donc  d'équilibrer son alimentation en respectant la nature des aliments (ex : chaud froid).
Certains chefs français on décidé de se nourrir de cette différence en important leurs recettes et on préféré le mélange cosmopolitain des deux genres aux plats totalement françaises. Ils savent aussi s’adapter au mode alimentaire local, comme l'on peut le contasté dans l'interview du chef cuisiner de Maison de Pourcel, lorsqu'il nous dit avoir modifié ces plats, notamment en réduisant la quantité de sel dans ceux-ci.
Ce mélange culturel a été expérimenté également par Jean-Georges Vongerichten, un chef français installé depuis six ans à Shanghai (récompensé par le guide michelin également). il a également participé à l’expérience culinaire mise en place lors de l’Exposition Universelle 2010 où toutes les régions ont été représenté grâce aux frères Pourcel, Jacques et Laurent , des cuisiniers complémentaires et inventifs, possédant trois étoiles au guide Michelin. Ce sont aussi eux, qui lors de l’Exposition Universelle de Shanghai ont créé les menus du pavillon français pour 10 millions de visiteurs, en leur promettant « une expérience esthétique et gustative inoubliable ». Shanghai compte d’autre chefs français, comme Paul Pairet (Jade on 36, Mr & Mrs Bund et bientôt Ultraviolet), qui a été décrété meilleure restaurant français de la ville de Shanghai en récompense du savoir-faire et du perfectionnisme culinaire de Paul Pairet. .
pavillon-francais-galleryphoto-paysage-std.jpg Pavillon français à l'exposition
universelle de Shanghai 2010


L’image de la France en Chine perdure, les chinois connotent la France au pays du romantisme, du luxe, de la mode, de haute gamme. La cuisine à elle l’image du raffinement et de la qualité. Cependant la cuisine française ne reste accessible que pour les milieux plus aisés du faîte des prix qui restent chers et peu abordable pour les chinois ayant des revenus moyen mais ils semblent cependant tout de même s’intéressés de plus en plus à la gastronomie française.
Il existe des dizaines de restaurants français construits à Shanghai et en activité, certain très sélectif ayant une clientèle d’élite, d’autre plus accessible s’ouvrant au reste de la population en gardant tout de même la touche française, signature de cette gastronomie.


Conclusion

La gastronomie française a donc réussie a acquérir une réputation au travers du globe.
Notamment grâce aux nombreux chefs étoilés français qui se sont exportés à l'étranger et y ont ouvert leur propre restaurant, mais aussi à ses écoles de formations prestigieuses permettant la transmission d'un savoir culinaire se perfectionnant de siècle en siècle. Son image de haute gamme et d'élégance lui colle à la peau, elle est connu et reconnu et fait egalement partie des cuisines les plus appréciés dans le monde.

Mais la France rayonne aussi dans le secteur agroalimentaire, on aime les produits de qualité français, et on en consomme sur tous les continents.
Son patrimoine s'exporte, on a vu son arrivé à Shanghai, la ville monde, où l'on a apprit à savourer sa différence et cultiver une cuisine diversifiée.
Dans une seconde partie nous allons voir comment Shanghai a permit se mélange de culture, comment cete ville c'est-elle ouverte aux français et permit l'insertion de son patrimoine.

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